Kiitos, merci, tout d'abord, à tous ceux qui prennent de leur temps pour un blog aussi affligeant.
Merci à tous mes amis qui m'ont encouragé à le reprendre ; sans eux, il serait mort.
Enfin, puisque je fais ce poste pour raconter mes vacances, dont le début fut nordique, un merci tout particulier à Pim, âme de ce voyage.
Par où recommencer ? de l'aéroport de Londres-Stansted, le 12 décembre 2006. Il pleuvait, ce jour-là, comme tant d'autres en ce pays.
J'avais traîné dans un café de Covent Garden avec une amie, Joan, pris le bus numéro 11 jusqu'à Liverpool Street station, et le train pour l'aéroport ; je me trouvais dans ce hall, le sourire au coeur et le plaisir à l'âme.
Ainsi commençaient mes vacances.
Arrivée à Tampere, deuxième ville de Finlande, avec seulement 300.00 habitants ; mais il est vrai que dans un pays de 5 millions d'âmes, cela fait beaucoup. Deux heures de car, et me voilà 180 kilomètres plus au Sud, à la gare centrale d'Helsinki (Rautatientauri). Je rencontre Pim, il est deux heures du matin, nous rentrons chez lui.
Hakaniemi (la place du Marché), vue du msée d'Art moderne ;
il est trois heures moins le quart, la nuit tombe.
Quelle splendide ville qu'Helsinki ! des rues du vieux centre au Musée d'Art moderne, de la cathédrale blanche au café Fatzer (fameux pour ses chocolats, tout aussi fameux), de ses splendides jeunes filles à ses nuits cosmopolites, j'ai appris à aimer cette ville.
Le port, vu du ferry pour Suomenlinna
de la ville surgit le dôme de la cathédrale.
Le palais du Sénat, sur la place centrale (Kaisaniemi)
Le Sénat, comme son nom ne l'indique pas (phrase à la Duhamel), est le Conseil de Gouvernement
La Cathédrale blanche se trouve sur notre gauche, au somment d'unne volée de marches,
à droite, une rue mène au port.
Le débouché de l'esplanade sur le port.
Deux choses m'ont d'abord surpris : le fait que toute inscription, dans le sud du pays, soit bilingue, finnois et suédois, la minorité suédophone ne représentant pourtant guère plus de 7% de la poulation ( la population finnophone des îles d'Åland n'a pas cette chance ) ; et l'architecture de la ville, le centre historique étant très peu étendu, le reste alternant entre ordres troisième Reich, stalinien, et pompidolien.
La Cathédrale blanche, symbole de la ville.
Les jeunes femmes aussi, pour répondre à Tanguy ; j'ignorais qu'il y eût tant de femmes splendides au delà des Maréchaux. Un rêve quotidien, mais presque inaccessible ; pourquoi faut-il, mon Dieu, que les plus belles soient toutes avec de pauvres laids, parfois croisement subtil entre le chale et le vieux ouèche-ouèche (ceci n'ayant aucun rapport avec leur physique) ?
Tanguy, car j'ai pu revoir nos trois erasmus de Sciences Po, qui donnaient la coutume locale : finlandia et paquets ramenés d'Estonie ou de Russie. Il faut dire que l'alcool vendu en Finlande, dans des magasins d'Etat, est plus cher qu'au Royaume-Uni (c'est dire).
La statue de Karl Gustaf Emil, vapaaherra Mannerheim (Charles Gustave Emile, baron Mannerheim), le plus francophone de tous les suédophones finlandais.
Au fond, le palais du parlement, en plus pur style speerien.
Enfin les trois temps forts de ce séjour (outre le passage obligé devant la statue de ce cher Maréchal Mannerheim) furent la visite des Suomenlinna, la fête de la Sainte-Lucie, et un accident qui nous est arrivé, ou plutôt, qui est arrivé à Pierre, au Café Esplanadi (nous ne parlerons pas des mauvais souvenirs).
Le voilà, ce fameux palais, chef d'oeuvre de l'architecture nordique.
La photo est floue ? c'est dû à des petits problèmes d'obturation.
La fête de la Santa Lucia, tout d'abord, moment important du calendrier nordique, est l'occasion, à Helsinki, de très beaux chants (entonnés par de charmantes chanteuses) dans la Cathédrale blanche, suivis d'une procession.
La procession sortant de la cathédrale
Les deux photos suivantes montrent le cortège dans la nef, puis descendant les marches menant à Kaisaniemi
Vue aérienne de l'archipel, prise depuis le Sud
Au fond, la ville d'Helsinki, et le ferry de la Viking line entrant au port
L'archipel de Suomenlinna, situé à la sortie du port, fut fortifié par l'armée suédoise, en 1748, pour protéger la côte du royaume, sur le golfe de Finlande ; la forteresse de Viapuri (elle ne sera renommée Suomenlinna qu'en 1918, Sveaborg en suédois), impressionnant enchevêtrement de fortifications enneigées qui, sur ces basses îles de granit usées par la glace, semble surgir des flots figés de la Baltique, servit notamment contre la Russie, en 1808, et, devenue russe, contre les escadres françaises et britanniques, durant la guerre de Crimée.
L'un des bâtiments du port de l'île principale
Le village.
Paysage de la Baltique, rochers usés et mer figée, sous un ciel d'acier.
L'entrée du port en période de gel.
Je n'ai qu'un seul regret, ne pas avoir vu la mer gelée.
Libellés : Culture, Voyages