Ce qu'il y a de plus noble en l'homme face à la barbarie

Un tel hommage, en un tel instant, me toucha ; je n'ai pu me déprendre d'une certaine émotion en entendant les mots de Guy Môquet, puis ceux du Président, résonner sous la futaie de Boulogne.




Libellés : Culture
Les principaux acteurs de the O. C. ;
Paco, alias Alan Brody, est le teenager aux cheveux noirs.

Libellés : Blogueries, Culture

A Auschwitz, en 2005
Aux grands Hommes, la patrie reconnaissante ; il est juste d'en témoigner à ceux qui, face à une entreprise d'asservissement de la personne humaine, ont été, à leur façon, l'image de ce qu'il y a de meilleur en l'homme, l'honneur de l'humanité.
Ces hommes, ces femmes n'ont pas laissé de grande oeuvre, n'ont pas été hommes d'Etat, n'ont pas laissé leurs noms dans l'Histoire ; mais ils ont suivi, nonobstant la difficulté, la sentence de Montaigne, tout homme porte en lui la forme entière de l'humaine condition ; Il y a de la grandeur dans ce geste.
"
Il y a 65 ans, dans l’Europe presque entièrement asservie, la barbarie nazie décide l’exécution de la solution finale. Une idéologie effroyable fait régner la terreur : une idéologie raciste, fondée sur cette croyance criminelle et folle selon laquelle certains hommes seraient par nature "supérieurs" à d’autres. Et cela, au cœur d’un continent qui se considère comme l’aboutissement de la civilisation…
[...]
Il y a les ténèbres. Mais il y a aussi la lumière. La France affamée, terrorisée, coupée en deux par la ligne de démarcation, est étourdie par l’ampleur de la défaite. Mais très vite, des voix s’élèvent. Dès le 11 novembre 1940, de Gaulle écrit de Libreville au Congrès juif mondial que le statut des Juifs n’aura aucune validité dans la France libre. Il fustige la violation, par Vichy, "des principes de liberté et de justice égale, sur lesquels la République française était fondée". Puis, dans le pire effondrement de notre histoire, alors même que la Wehrmacht semble encore invincible, des Françaises et des Français en très grand nombre vont montrer que les valeurs de l’humanisme sont enracinées dans leurs âmes. Partout, ils accueillent, cachent, sauvent au péril de leur vie des enfants, des femmes, des hommes, persécutés parce qu’ils sont Juifs. Dans ce cauchemar éveillé que les Juifs vivent depuis 1940, la France, leur France, à laquelle ils ont cru si intensément, n’a pas disparu. Dans les profondeurs du pays, une lueur d’espoir se fait jour. Elle est fragile, vacillante. Mais elle existe.
"
Il y a les ténèbres, mais il y a la lumière ; loin du pessimisme de 1995, cette phrase est un élan d'espoir et de foi en l'avenir, une leçon de celui qui quitte la plus haute charge.
Jacques Chirac s'en va sur un message digne.




Hakaniemi (la place du Marché), vue du msée d'Art moderne ;
il est trois heures moins le quart, la nuit tombe.
Quelle splendide ville qu'Helsinki ! des rues du vieux centre au Musée d'Art moderne, de la cathédrale blanche au café Fatzer (fameux pour ses chocolats, tout aussi fameux), de ses splendides jeunes filles à ses nuits cosmopolites, j'ai appris à aimer cette ville.
Le port, vu du ferry pour Suomenlinna
de la ville surgit le dôme de la cathédrale.

Le palais du Sénat, sur la place centrale (Kaisaniemi)
Le Sénat, comme son nom ne l'indique pas (phrase à la Duhamel), est le Conseil de Gouvernement
La Cathédrale blanche se trouve sur notre gauche, au somment d'unne volée de marches,
à droite, une rue mène au port.

Le débouché de l'esplanade sur le port.
Deux choses m'ont d'abord surpris : le fait que toute inscription, dans le sud du pays, soit bilingue, finnois et suédois, la minorité suédophone ne représentant pourtant guère plus de 7% de la poulation ( la population finnophone des îles d'Åland n'a pas cette chance ) ; et l'architecture de la ville, le centre historique étant très peu étendu, le reste alternant entre ordres troisième Reich, stalinien, et pompidolien.

La Cathédrale blanche, symbole de la ville.
Les jeunes femmes aussi, pour répondre à Tanguy ; j'ignorais qu'il y eût tant de femmes splendides au delà des Maréchaux. Un rêve quotidien, mais presque inaccessible ; pourquoi faut-il, mon Dieu, que les plus belles soient toutes avec de pauvres laids, parfois croisement subtil entre le chale et le vieux ouèche-ouèche (ceci n'ayant aucun rapport avec leur physique) ?
Tanguy, car j'ai pu revoir nos trois erasmus de Sciences Po, qui donnaient la coutume locale : finlandia et paquets ramenés d'Estonie ou de Russie. Il faut dire que l'alcool vendu en Finlande, dans des magasins d'Etat, est plus cher qu'au Royaume-Uni (c'est dire).
La statue de Karl Gustaf Emil, vapaaherra Mannerheim (Charles Gustave Emile, baron Mannerheim), le plus francophone de tous les suédophones finlandais.
Au fond, le palais du parlement, en plus pur style speerien.

Le voilà, ce fameux palais, chef d'oeuvre de l'architecture nordique.
La photo est floue ? c'est dû à des petits problèmes d'obturation.
La fête de la Santa Lucia, tout d'abord, moment important du calendrier nordique, est l'occasion, à Helsinki, de très beaux chants (entonnés par de charmantes chanteuses) dans la Cathédrale blanche, suivis d'une procession.

La procession sortant de la cathédrale
Les deux photos suivantes montrent le cortège dans la nef, puis descendant les marches menant à Kaisaniemi

Vue aérienne de l'archipel, prise depuis le Sud
Au fond, la ville d'Helsinki, et le ferry de la Viking line entrant au port
L'archipel de Suomenlinna, situé à la sortie du port, fut fortifié par l'armée suédoise, en 1748, pour protéger la côte du royaume, sur le golfe de Finlande ; la forteresse de Viapuri (elle ne sera renommée Suomenlinna qu'en 1918, Sveaborg en suédois), impressionnant enchevêtrement de fortifications enneigées qui, sur ces basses îles de granit usées par la glace, semble surgir des flots figés de la Baltique, servit notamment contre la Russie, en 1808, et, devenue russe, contre les escadres françaises et britanniques, durant la guerre de Crimée.
L'un des bâtiments du port de l'île principale

Le village.

Paysage de la Baltique, rochers usés et mer figée, sous un ciel d'acier.

L'entrée du port en période de gel.
Je n'ai qu'un seul regret, ne pas avoir vu la mer gelée.


Voici quelques images de la Bonfire night dont je vous avais parlé ; j'ai assisté au fameux défilé de Lewes.
Il faudrait vous parlez de mes cours, m'écrivent certains ; vous vous doutez bien que si le sujet n'avait pas encore été évoqué, c'est bien qu'il n'était pas central dans ma vie.

Ici, une banderole anti-papiste ; il y avait là des dizaines de milliers de personnes, mais très disciplinées, en un mot, Britanniques.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, les policiers étaient obéis ; le contraste avec la foule qui se presse le soir du Quatorze Juillet, à Bir-Hakheim, après le feux d'artifice, était impressionnant.
Une partie du défilé, comprenant notamment des courses de chariots de feux.
Le plus calme château d'Arundel
Libellés : Culture


Des falaises près de Eastbourne
Un grand merci à Hki, s'il lit un jour ces lignes ; son blog est aussi amusant et intéressant qu'il m'a été donné de le connaître (lui, non le blog) ; regard détaché et détachant sur Paris, Bordeaux, l'Allemagne et le Glupistan.
Libellés : Culture

Une de ces fleurs de papier.
Ces Poppy Flowers sont un symbole de ces hommes, de leurs combats, de leurs souffrance car ills couvraient ces champs de Flandre où combattit les Corps expéditionnaire du général French, durant la grande Guerre.
Ils furent immortalisés par le fameux poème de John McCrae, soldat canadien,

Libellés : Culture
L'un des escaliers du Petit-Palais, photographie prise à la mi-septembre
Passionnants, disais-je, mais décevants de sa part ; le plus intéressant de sa vie politique est passé sous silence, de même que sa vie privée.
Les Mémoires du Cardinal de Bernis, du duc de Choiseul, du Marquis de saint-Priest, pourtant hommes d'Etat moins retors, nous en apprennent plus l'envers de la haute politique, qui n'est pas toujours le bon sens, et encore moins appliqué à de grandes choses ; si tel était le cas, le monde serait bien moins amusant.
Si vous cherchez des anecdotes à la Chamfort, préférez L'Album Perdu ; mais si la belle langue ne vous laisse de marbre, prenez le temps d'ouvrir cet ouvrage, vous y trouverez de fort belles pages.

Fac-simile d'une émouvante lettre de Louis XVIII, placée en exergue des Mémoires, dans l'édition du duc de Broglie.
Les mémorialistes français ont donné à notre littérature de grands et plaisants moments ; Montaigne, Saint-Simon, le prince de Ligne, Chateaubriand, le général de Gaulle en ont fait l'illustration.
Sans monter aussi haut, Le Mesnagier de Paris, le Journal de l'Estoile, ou celui des Goncourt sont très intéressantes.
Montaigne, à présent, dont je relisais justement un chapitre des Essais, ce week-end, lorsque j'ai découvert cette phrase étonnante,
Or ce livre, dequoy je parle, pour venir à son but, fait une description de Seneque tres-injurieuse, ayant emprunté ces reproches de Dion l'historien, duquel je ne crois aucunement le tesmoignage.
J'aime beaucoup cet auteur, mais je n'apprécie guère d'être traité de la sorte. Il s'agit ici, évidemment, de Dion Cassius.
Libellés : Culture
La Colline de Lewes, vue du Quartier de Cliffe
La vieille ville occuppe le sommet d'une colline, serrée autour du château de Guillaume (William) de Warenne, construit par ce normand au XIème siècle, en un temps où les compagnons de Guillaume le Conquérant en bâtissaient en nombre, pour assurer la conquête du pays ; l'aglomération actuelle issue de l'urbanisation du XIXème, s'étend dans un vallon adjacent, englobant l'ancien village de Cliffe.
La Porte de la Barbacane du Château, datant du XIIIème
La ville en elle-même est plutôt intéressante, présentant d'anciennes maisons, typiques du sud du pays (les Anglais semblent ne pas connaître de vrais immeubles, de quatre, cinq, voire six étages, en plus d'un dernier mansardé, de combles et de galetas). L'un des attraits en est la Bull House, où vécu Thomas Paine, auteur notamment des Droits de l'Homme, pamphlet en faveur de la Révolution ; les touristes s'y arrêtent, comme d'autres de vant la Maison de Montaigne, à Bordeaux, ou devant l'Hôtel qui a vu naître Talleyrand, rue Garancière.
Enfin, remarquons la petite église consacrée à Thomas à Beckett, à Cliffe, et datant pour partie du XIème, pour partie du XIVème ; l'on peut y voir la charte royale de 1410, autorisant la tenue annuelle d'une foire sur le terrain jouxtant l'édifice.
La Charte de 1410, Signée en Latin,
"Nous Henry, par la grâce de Dieu Roi d'Angleterre, de France et d'Irlande",
avec toute la présomption dont étaient capables les souverains d'Angleterre, vassaux de nos Rois
Libellés : Culture

St Paul's Church
L'Angleterre est un pays ossianique, parfois loin de la Raison cartésienne de la France.
Il suffit ici de se promener par les cimetières pour se sentir comme emporté par un sentiment chateaubrianesque, ou plutôt médiéval. En effet, ce n'est pas la triste euphorie du Grand-Bé, du Mont-Louis, du Père Lachaise, de la Montagne Sainte Geneviève ou de Villepin à l'Assemblée ; c'est là un malaise.

St Paul's Churchyard
Les allées ne sont pas droites, parfois, il n'y en a même pas ; quelques tombeaux gisent çà et là, sur un gazon très vert, sous des arbres hantés par des colonies d'araignés.
St Paul's Church, entrée Sud
Il y a très peu de caveaux ; où sont donc les anciens ? ils ont été placés n'importe comment sur les bords, pour faire de la place. Les espèces de stèles que vous voyez dressées là sont tout ce qui reste des tombes des XVIème et XVIIème siècles, les sépultures encore en place datent de la fin du XVIIIème et du début du XIXème.
Et les os ? en font-ils du pain ?

St Paul's Church, façade Ouest
Libellés : Culture